• Le COMPLOT MACHIAVELIQUE

     

    LE GRAND REMPLACEMENT : LE COMPLOT MACHIAVELIQE !!

     

    De nombreuses preuves abondent ! Le confinement ne serait qu’un immense

    Le Grand Remplacement

    complot pour cloitrer les citoyens chez eux, pour ensuite…

    Pourquoi ?

    Pour que les odieux Bimmbels, ces individus venus d’ailleurs occupent le pays après s’être débarrassés des bons autochtones…

    Comment ?

    En les empêchant de se déplacer. En vidant, pour cela, tous les commerces de leurs roulements à billes et, ainsi condamner le bon peuple à moisir, enfermé pour qu’écœurer, il migre vers des cieux plus cléments. Il se dit que la Pologne et la Hongrie lui ouvre grand les bras, braves gens…

    Est-ce que la messe est dite, qu’il n’y a pas de recours ?

    Si ! Il y a LE RECOURS ! Le colonel Schtramermax, mandaté par « le Vieux », pour casser la dynamique des Bimmbels, en noyautant les associations scélérates, en exterminant les passeurs, pour finalement éradiquer totalement cette vermine venue d’ailleurs…

    Participez à cette mission presqu’impossible en chargeant votre liseuse sur Amazon Kindle Boutique. 

    Et que le ciel soit avec vous….

     

     

    Gérard STELL

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    Venez vous faufiler sur ce lit de roches, sinueux, d'où jaillissent des cascades entre les pierres aux doux arrondis...

     

     

    La Provence à pied 26

     

     

     

    Rando  26

     

    Les marmites du Destel. Gorges d’Ollioules

    Dans le Var, entre Bandol et Toulon 

     

    La Provence à pied 26Cela aurait dû alerter les moins méfiants. 08H25. Huit vaillants randonneurs attendent sur le parking du Puget. Mais où diable, sont les autres ? 08H31, arrive l’otage consentant de Moncousinmadi, notre LMU, pour ne pas la nommer. Contente, elle est très fière de son retard chronique. Elle jauge d’un œil hautain le petit groupe, et fronce les lèvres, comme si elle venait d’avaler deux jus de citron. L’instant est, semble-t-il grave. C’est vrai qu’on dirait Napoléon à Austerlitz, sur le plateau de Pratzen. Elle nous harangue, nous apprend, à notre grand étonnement que nous sommes les meilleurs, la fine fleur de l’Association. Elle est dans son rôle : elle ne manque pas de tirer affectueusement l’oreille d’une tête blanche, dit la Mitrailleuse, et de tapoter la joue de la douce Guenièvre. Puis, la voilà qui embouche un clairon virtuel, avant de réciter la liste des manquants, de ceux qui nous ont quittés. Elle a les yeux luisants de larmes habilement retenues. Elle égrène d’une voix brisée de sanglots et de trémolos, les noms des êtres chers. Pensez donc, 5 années de crapahutage, de marches forcées, de sang et de sueur, créent des liens plus forts que de simples attaches familiales. Un nuage gris obscurcit le ciel. Quelques gouttes glacées accompagnent l’énumération. C’est beau, c’est fort, c’est poignant. On se croirait un jour de novembre… aux pieds de l’Ossuaire de Verdun.

    … Belles Bretelles… Radio Coccinelle… la Gazette de Mauritanie… Filochard… Pace- coussi… Fragilitas… tant de braves, qui, croyant échapper aux marmites du Destel, ne réussirent qu’à tomber de Charybde en Scylla (Depuis le temps que je voulais placer cette référence !)

    3 voitures suffirent à nous emmener, un convoi enrichi par l’équipe toulonnaise, menée par le fameux Moncousinmadi, jusqu’au parking de Châteauvallon.

    La randonnée commence par un parcours ombragé, dans le lit d’un oued. Tout est sec. Les gros galets blancs sont entassés, comme autant de crânes abandonnés. Les falaises s’élèvent et dominent de plus en plus. Les voix portent et résonnent. Puis apparaissent des traces d’eau, puis un filet, puis les fantastiques marmites, plutôt des vasques remplies d’eau claire où le soleil vient se baigner. Commence alors, une série d’escalades scabreuses qui permettent d’évaluer l’état des articulations. L’arrière-garde reste un instant figée devant une roche couverte d’une traînée de sang, qui coule lentement, en se divisant, comme les pattes grêles d’une araignée sortie d’un film d’horreur. Un drame récent ? La fluidité du sang le confirme. Que s’est –il passé ? Un carnassier se serait jeté sur un membre le plus faible de notre groupe ? On voit plus loin, se découpant sur fond d’azur, LMU, debout sur un dôme minéral. Elle gesticule. Elle rit. Ouf ! Fausse alerte. Il ne s’agit que du sang et des restes d’un randonneur solitaire. Comprenez que nous soyions soulagés !

    L’endroit est beau, sauvage et oppressant. Les parois verticales nous dominent. Faut-il rebrousser chemin ? Non. Moncousinmadi, ce Leonardo da Vinci des circuits pédestres est là, sur un rocher, bras croisés, jambes écartées. Des yeux horrifiés découvrent alors une chaîne pitonnée dans une falaise verticale. Le choc est violent. Moncousinmadi tend l’index vers l’épouvantable sommet. Il tonne :

    -       Regardez bien, de bas en haut. Il n’y a que deux types de randonneurs, ici, et deux seulement. Ceux qui montent, et ceux qui ne montent pas. Ceux qui veulent rebrousser chemin, ceux qui se tâtent. A vous de voir !

    Les hommes se concertent, sourcils froncés, muscles des maxillaires saillants.

    -       Les femmes d’abord, décidèrent-ils.

    Vous qui ne vîntes pas, vous ne pouvez pas le croire : tout le monde grimpa ! Une action de grâce fut entonnée, à pleine voix, au sommet… Mais que la route fut longue pour trouver une aire de pique-nique. Les toulonnais se moquaient de nos estomacs affamés :

    -       Des fois, nous, on ne s’arrête pas, c’est le régime du Ramadan Weight Watchers ! C’est le régime Moncousinmadi, et c’est gratos !

    Résultat ? On s’arrêta sous une ligne à Très Haute Tension, du 40 000 volts ! Les écolos fulminaient ! On dégusta toutes les régions de France, en blanc, rosé et rouge. Tout cela sous un intense grésillement de la ligne THT. Cris, rires, onomatopées diverses couvraient parfois ce bruit de Canal + crypté.

    P.S. Emportez toujours votre trousse de premiers secours. N’attendez aucune aide, aucune compassion de LMU. Elle vous proposera, au mieux, des pansements à utiliser avant février 1948. Elle vous « montrera » le flacon de spray, qui coûte si cher, pour soigner votre plaie. Ah, cette LMU !

     

    Gérard Stell

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    Que diriez-vous d'une petite escapade dans un train où vous pouvez vous pencher par une fenêtre, respirer toutes les odeurs du maquis? Petit inconvénient, vous devez partager ce spectacle plus que bucolique avec les escarbilles de charbon crachées par la cheminée de la loco... Vous pouvez tendre les bras, et, peut-être cueillerez-vous quelques valérianes... Bon voyage...

     

     

    La Provence à pied

     

     

    Rando  25

     

    Le train des Pignes

    Sur la RN 202, au bord du Var, entre Nice et Digne-les-Bains

     

    Rendez-vous sur le parking de la gare d’opérette de Puget-Théniers. LMU clique et reclique pour compter son monde. Elle en compte 42, sous toutes réserves, car elle rectifie, supprime, au gré de son humeur. Sachez qu’elle m’a déjà censuré. Si, je vous le dis ! A croire qu’elle a fait ses classes au KGB…

    Bref, joyeux rassemblement sur le quai où notre train attend, en dégueulant une épaisse fumée noire, parfumée au soufre polonais –origine du charbon-. Le Stromboli et le Vésuve, au pire de leurs convulsions, sont nettement plus écolos que cette machine puante. Oui, d’accord, c’est le charme d’antan, les souvenirs de jeunesse évoqués avec des yeux embués de larmes. Les « Tu te souviens Bichette, hein, c’était autre chose… » fusent, d’une banquette à l’autre. Certains parlent à voix basse, ils évoquent La bataille du Rail, la Résistance… Cependant, quand une mémé bigleuse (Pas de notre groupe), manque de se ratatiner sur les rails, en rattrapant de justesse son dentier volage, après avoir vu passer un grand échalas vêtu de bleu de chauffe, on se met à rêver.

    -       Léon ! Léon, implore-t-elle, en s’adressant à un bossu aux genoux cagneux  (Pas de notre groupe) dis –moi que ce n’est pas vrai !

    -       Quoi donc, ma pauvre Lucienne, que t’es miraude comme pas une ? Et d’abord, qu’est-ce que tu complotes là, au milieu des rails. C’est quoi qu’est pas vrai ?

    -       Oh mon Léon, me dis pas que c’est Jean Gabin, celui de La bête humaine, qu’est passé devant moi ?

    -       Là, tu débloques à fond, ma pauvre Lucienne ! Tu l’as bien regardée ta bête humaine ? On dirait plutôt un décrocheur d’andouilles ! Si c’est pas malheureux d’être aussi gaga !

    Eh oui, c’est ça aussi notre beau pays, un morceau de notre patrimoine, pas vrai ? La foule s’agite, la cheminée de la locomotive achève l’extermination de toute vie dans le magnifique tilleul en fleurs. Les chemisiers blancs se teintent en demi-deuil. Certains se découvrent le visage criblé de points noirs. Des tubes de Clearasil sortent des sacs. Tiens, voilà une randonneuse prudente. Elle a sans doute entendu les rumeurs tenaces concernant des traces de Yéti, dans la montagne. Elle tient en laisse un vigoureux Yorkshire d’attaque, non muselé, prêt à bondir… Des compartiments nous sont réservés. On s’installe, ça caquette, ça crie, on se croirait dans un poulailler ! Et c’est parti ! La porte du wagon reste grande ouverte, pour permettre aux chemisiers d’aborder l’étape grand-deuil, et aux alvéoles des poumons, de se colmater en douceur…

    Les paysages sont fabuleux. Les forêts d’un vert vif se juxtaposent à des prairies gavées de fleurs multicolores. Les rails louvoient dans un autre monde. Nous sommes des pionniers ! La machine s’arrête, avant d’attaquer une pente. Elle souffle, se requinque et repart. Puis c’est le terminus, tout le monde descend.

    La gare est enchâssée dans un écrin vert émeraude, aux reflets changeants. Les épicéas et les mélèzes tiennent la dragée haute aux chênes, encore en habits d’hiver. De nombreux cerisiers nous narguent, avec leurs grappes de fruits joufflus, brillants. Ah, s’il n’y avait pas de témoins ! Le personnel, bénévole, s’installe sous une charpente ouverte. Ils rassemblent tables et chaises. Des casiers à bouteilles s’entrechoquent, les provisions apparaissent. Les cheminots vont s’en mettre plein la lampe ! Le tchoutchou, un peu à l’écart, halète discrètement. Il vit sa vie et émet parfois des jets de vapeur, qui font trembler l’air. La loco rêverait ? Aurait-elle une âme ? LMU prend le commandement.

    -       On ne va pas prendre racine ici, on a du chemin à faire !

    La chaleur lourde de la vallée se transforme graduellement en fraîcheur des plus agréables. Le pas est rapide, trop rapide. Il y a de la grogne. Eh oui, on fait des randos pour regarder, observer, contempler, savourer, vivre, quoi ! Ras le bol des randos au pas de charge ! On devait visiter un endroit appelé « La chambre du roi », réputée trop petite pour nous accueillir tous. Mais non, il y a assez de place pour deux cars de Japonais ! Il fallait maintenant retourner à la gare pour réinvestir notre tchoutchou.

    Le chemin du retour traversa un plateau planté d’une forêt épaisse, aux troncs droits, une véritable cathédrale végétale. Une voix haut-perchée entonna :

    -       J’irais revoir ma Normandie…

    Par un curieux et tortueux cheminement d’idées, une voix masculine répliqua :

    -       Fais-moi du couscous chérie…

    Le ciel s’obscurcit, les cieux tonnent, la gare de départ apparait. L’orage nous accueille en gare, et nous suivra par la route, jusqu’au retour à Saint Raphaël.

    Un voyage hors du temps, une nostalgie qui a du bon…

     

    Gérard Stell

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  • ALERTE ! ALERTE !

     

    Alerte au Pastaga virus 19 !

     

    Alerte au Pastaga virus 19De quoi s’agit-il ? Certainement pas de fadaises complotistes, mais de faits avérés, dévoilés par différents services de renseignement du monde libre.

    Les faits : selon les révélations, photos à l’appui, de deux transfuges chinois, Chang Wu … et Wu Chang …, qui veulent rester anonymes et ne pas terminer leur vie en nems, un quarteron de généraux chinois, ambitieux, désireux d’établir une hégémonie intégrale sur notre Terre, a concocté une arme de destruction massive.

    La quelle ? Les généraux ont pris possession de toutes les plantations souterraines de pousses de soja, cultivées par des amputés de la langue, et ont saupoudré ces légumes de poudre de Pastaga virus 19 !

    Ensuite ? Attendez, ne brûlons pas les étapes…

    Des bruits courent selon lesquels, les Chinois construiraient une extension de la muraille de Chine, SOUS TERRE !!

    Et alors ? Alors, le jour J, à l’heure H, lorsque tous les gongs de Chine sonneront l’angélus, de puissants vérins soulèveront la construction machiavélique qui sortira de terre et séparera la terre en 2 hémisphères…

    Vous n’avez pas compris ? C’est pourtant simple.

    Pendant cette manœuvre autant audacieuse que scélérate, des millions de boites de soja seront vendues dans le monde entier. Les boites de soja destinées à l’hémisphère nord seront généreusement garnies de la version A du virus, tandis que l’hémisphère sud recevra les boites de soja contenant la variante B du Pastaga virus 19…

    Quelle différence ? Là aussi, c’est pourtant simple.

    Le virus A transformera la population en idiots qui se battront, tourneront en rond, en psalmodiant un mantra ridicule « des arguments…des arguments… ».

    Le virus B opérera un changement alimentaire dans les populations du sud, en les transformant en cannibales. Si, vous avez bien lu…

    Après s’être boulottés entre eux, les survivants affamés seront en manque de chair fraiche. Le quarteron de généraux chinois qui a tout pensé, dégagera quelques passages dans les flancs de la Muraille de Chine. Des hordes affamées se rueront sur ce grand garde-manger d’idiots si appétissants, adeptes du « vivre ensemble ».

    Quel carnage à prévoir !!

    A prévoir ? Pourquoi ?

    L’Occident a mandaté le meilleur agent secret, le colonel Schtramermax pour déjouer cette odieuse machination. Il sera secondé pour cette mission oh combien périlleuse, tous frais payés, par l’Agent Spécial Boud’Gras…

    Vous haletez d’envie de connaitre cette enquête stupéfiante ?

    Simple : sur Amazon Kindle Boutique, découvrez ce roman qui ne vous laissera pas indifférents :

     

     

    Schtramermax  Sauveur de l'Occident

     

    La Vérité, rien que la Vérité…

    Bonne lecture…

     

    Gérard. STELL

     

     

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  • Encore un confinement! Ne nous laissons pas abattre par le Corona virus et consolons-nous avec son épouse, la belle Corona, fraiche et mousseuse à souhait...

    Bon dimanche et bonne lecture...

     

    La Provence à pied. 24

     

    Rando  24 

     

    Uranus, Le Saut-des-Français

    A 30 km de Nice, le village Uranus surplombe les gorges de la Vésubie 

     

    Un scandale. Une ignominie, pire : un acte de barbarie !

    Voilà le titre que purent découvrir les lecteurs du Toulonnais Libre, en avalant leursLa Provence à pied 24 biscottes du matin. De quoi s’agit-il ? Des sévices qu’ont eu à connaitre les habitants d’un quartier huppé de Toulon. D’odieux personnages auraient investi, hier, à l’heure du goûter, l’école maternelle Le Petit poucet. Le personnel n’aurait opposé qu’une faible résistance, face à des brutes camouflées derrière un masque de Ségolène Royal. Vous imaginez la terreur… C’est donc en toute impunité qu’ils auraient volé les casquettes des bambins tétanisés…

    Aberrant. Monstrueux. A notre époque !

    Alors, comprenez la stupéfaction lorsque nous vîmes remonter du bas d’Uranus, la bande de malfrats responsables du coup du Petit Poucet. Avec, à leur tête, Moncousinmadi ! Les lecteurs des Rapports du Capitaine savent de qui il s’agit. Bien entendu, nous fîmes ceux qui ne voyaient pas les casquettes de Minnie, de Mickey, de Donald et toute la famille Disney. Scrutant nos mines réprobatrices, ils s’empressèrent d’affirmer, avec culot, qu’ils n’étaient pour rien dans cette affaire. Fallait-il les croire ? Mettre la Présidente dans l’embarras ? Aurait-elle eu vent de l’affaire ? Sinon, comment expliquer sa bouche gourmande et son regard féroce lorsqu’elle se mit à raconter les horreurs du Saut des Français ?

    Comment comprendre ce lapsus si révélateur en parlant des habitants d’Uranus qui punirent les soldats de la Révolution, en les poussant dans le vide, du haut de ce rocher ? Elle souligna par d’amples mouvements de bras « Ils poussèrent les odieux toulonnais dans le vide »… Une forme d’expiation par procuration ? Il faut dire que Moncousinmadi et ses acolytes faisaient ceux qui n’entendaient pas, passionnés qu’ils étaient, par une course de hannetons. Le statu quo s’installa.

    Commença l’ascension, le soleil dans les yeux, en happant à pleins poumons un air aussi vif et astringent qu’un potage à l’oseille. Le groupe se sépara : une partie suivrait le chemin des crêtes, l’autre, le chemin ocre et poudreux, celui qui passait devant une bergerie, équipée de panneaux solaires. Un gamin de 7 ou 8 ans, aussi joyeux qu’un rat mort, regarda d’un œil torve, le groupe de citadins. Un cul serré du groupe, demanda de l’air de celui qui connait les turpitudes de la vie retirée, à la campagne :

    -       Les panneaux solaires, là-haut, ça donne beaucoup de jus ?

    Le gamin répondit d’un air entendu, car il ne voulait ni passer pour une cruche, ni pour un péquenot des Abruzzes :

    -       Ouais, juste pour la télé et le frigo…

    -       Ah, quand même…

    Le cul serré continua son chemin ; rassuré. Il avait pourtant cru déceler des relents de misère, tout comme dans Les raisins de la colère

    Plus loin, le groupe se transforma en mécréants sans foi ni loi. Ils osèrent sortir les bancs d’une chapelle consacrée à Saint Antoine, histoire d’être bien assis pour le piquenique. L’auteur de ces lignes, enfant de la Réforme, en éprouva un vif courroux.

    Les bouteilles de vin, rouge et rosé aplanirent toute forme de ressentiment !

    Ceux qui montèrent par le chemin ocre, descendirent par le chemin des crêtes, après avoir visité des ruines. Enchantement, plaisir divin sous l’ombre des cèdres, des pins et des épicéas complices. Un monde végétal et minéral captivant.

    Une réserve d’eau claire retint l’attention des randonneurs, peu avant l’arrivée à Uranus. Qu’elle était tentante cette eau issue de la montagne, si tentante que des assoiffés se penchèrent pour laper l’onde si fraîche. Un couple d’écolos de salon en profita pour faire la leçon sur ce qui est naturel… Les buveurs se redressèrent, transfigurés par le plaisir, puis, leurs traits se déformèrent, leurs fronts se couvrirent de pustules, leur teint vira au violet. D’énormes grenouilles au corps blanchâtre et boursoufflé jonchaient le fond de la réserve d’eau. Quelqu’un remarqua :

    -       C’est normal, il y avait des mines d’arsenic ici, c’est pour ça qu’elles sont crevées…

    Fallait voir la trombine des audacieux buveurs d’eau fraîche, pure, naturelle, du bio, quoi !

     

    Gérard Stell

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